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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 20:22

Nous nous réveillons sous un orage démentiel, une pluie drue, forte épaisse et bruyante tombe sur Istanbul… C’est joli et c’est aussi l’occasion de faire une peu plus connaissance avec Rachel et Zveki. Nous parlons politique et comparons les différents systèmes électoraux, la Turquie se prépare à élire directement au suffrage universel son président (alors qu’on élisait le premier ministre jusque-là). Rachel est originaire des Philippine, sa famille vit à Dubaï, et elle enseigne l’anglais ici depuis 4 ans. Zveki est arrivé à l’age de dix ans, sa famille est originaire d’Albanie, il est ingénieur mécanicien. Zveki sera le seul pro Erdoğan que nous rencontrerons, si je l’avais su sur le moment j’aurai plus creusé la question avec lui. Il est pourtant clairement Kemaliste, défenseur d’une nation forte qui gomme les différences ethniques et religieuses pour former une grande et forte Turquie (et il n’aime pas les kurdes car il les trouve nationaliste et leur reproche leur fierté !)

Istanbul : deuxième jour ...Istanbul : deuxième jour ...

Vers midi il a presque fini de pleuvoir (le ciel de traine laissera tomber de lourdes gouttes éparses tout l’après-midi d’un ciel pourtant bien bleu). En sortant nous croisons Juliette au pied de l’immeuble, elle nous recommande d’aller vers le marché au poisson de Kadiköy, Günesli Bahce Caddesi. Ici les marchés s’installent en fin de matinée pour devenir vraiment dense en fin d’après-midi et ferment vers 20h. Les étals entretenus et remaniés avec soin et constance sont très beau, les cerises sont rangées queues vers le bas,  pour ne laisser voir que les fruits, les branchies rouges vif des poissons sont mises en évidences, les poissons sont constamment arrosés, ça chasse les mouches, rafraichi et fait briller la marchandise. Les gestes des commerçants, les passants, c’est comme dans beaucoup d’endroit, une « douce effervescence ». Nous déjeunons dans un resto à côté du marché et le serveur après avoir pris notre commande, va directement sur les étals chercher le poisson qu’il fera griller. Nous commençons à tester les dix mots de Turc que nous avons appris (via un site d’apprentissage de langue en ligne, ça nous a fait notre préparation de voyage), pour le moment c’est plus drôle que pratique. Ceci dit je recommande vraiment de faire l’effort d’apprendre quelques mots, c’est toujours agréable de s’entendre souhaiter le bonjour, ou remercier dans sa langue que dans la langue du business/tourist, cela  nous attirera bien des sourires !

Nous déambulons un peu en attendant de rejoindre Bülent, l’ami de R. Ils se sont rencontrés en stage d’instrument en Crète. Il nous rejoint finalement vers 16h et nous emmène prendre un café. Nous discutons un moment, de nos métiers et activités respectives, de nos plans de voyage … (il nous conseille de nous décider rapidement pour notre voyage en Cappadoce car cela va tomber dans la période de Bayram, la fin du Ramazan, la moitié de la Turquie se déplace à ce moment-là !).

R. lui fait part de ses plans : trouver un étui approprié pour le kemençe, prendre des cours d’instruments, et acheter un kemençe de la mer noire (karadeniz kemençe). Après quelques coups de fil, il nous amène à l’atelier de Murat, il est luthier et sa femme est kemençi et peut donner des cours à R. Parfait ! Rendez-vous est pris. Nous restons un moment dans l’atelier, R. et Bülent essayent les instruments en dépôt ou en réparation, des musiciens passent faire arranger une clef, régler un truc… R. trouve à acheter son étui (double finalement, il n’aura plus qu’a acheter un deuxième kemençe !). Après avoir fixé un nouveau rendez-vous avec Bülent pour le lendemain,  nous partons, sur ses conseils, marcher vers le quartier de Moda.

Les nuages ont complétements disparus (ou presque) et laissent la place à la belle lumière d’après la pluie. Moda est un quartier assez chic sur le bord de la mer de Marmara, bobo et paisible (on y trouve même un magasin bio !) Un grand parc longe le bord de mer, c’est clairement Istanbul, mais cela pourrait aussi être Barcelone, c’est jeune, familial, branché sans trop de tape à l’œil, des musiciens (très approximatifs chantent : ho Istanbul hoho Istanbul…).

 

Istanbul : deuxième jour ...

Nous marchons un moment jusqu’à revenir sur la rive du Bosphore… le ciel est encore voilé d’un peu d’humidité, derrière cette légère brume il y a la vieille ville d’Istambul, le soleil commence à descendre, il reste juste assez de nuages pour que le ciel puisse faire le spectacle…

Istanbul : deuxième jour ...
Istanbul : deuxième jour ...
Istanbul : deuxième jour ...

Nous revenons sur nos pas pour diner sur le resto installé sur l’embarcadère de Moda, avec la vue sur les îles aux Princes. Ici la carte est en truc uniquement, et nous utilisons le dico franco-turc laissé par notre logeuse pour passer commande.

A la fin du repas, je suis curieuse du dessert dans l’assiette de mes voisins, adorables, ils en commandent un pour que je goute, c’est délicieux : c’est du Güllaç (ils l'écriront dans mon cranet) sorte de feuilleté léger et imbibé de lait parfumé aux pistaches, noisettes et confiture de rose, j’adore.

Nous rentrons tranquillement à pied, nous avons eu une journée paisible, faite de belles rencontres…

Istanbul : deuxième jour ...

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Published by L'impatiente
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