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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 18:15

 

Je suis un peu colère.

 

Voyez-vous, mon Tendre amoureux est musicien, il travaille avec (entre autres) les répèrtoires traditionnels, pas vraiment du folklore occitan, mais plutôt des musiques d'Asie Mineure très légèrement arrangées Jazz.


Pas de quoi s'énerver jusque là.

Mais il y a quelques années, il a rencontré Ü. arrivé de Turquie, réfugié politique parce que les autorités de ce pays n'ont pas supporté que, non content de clamer son communisme il - et là est le crime - joue aussi de la musique Kurde. Et que ces "autorités" ont trouvé cela suffisamment dangereux pour la sécurité du pays pour le jeter en prison et l'y faire subir mille misères, de la musique Kurde!

Pas de la musique d'Anatolie, pas non plus du Caucase, ni même Arménienne, non il parait quelle est kurde. Et c'est grave.


Après s'être lassé des distractions proposées par les autorités, Ü. a fuit, il a dû s'y reprendre à plusieurs fois, et il est finalement arrivé ici à Toulouse.

O. , son amoureuse, l'a rejoint elle a préféré faire " sans pap' " ici avec lui plutôt qu'être institutrice là-bas sans lui. Si elle n'était pas venue je ne sais pas s'il aurait supporté, ici, sans elle ... Dire qu'ils ont galéré ici est faible. Ce qu'ils ont souffert là bas, on l'entrevoit seulement des fois.

 

Leur histoire nous avait bouleversé quand on les a connu, et nous ne cessions de nous demander : mais qu'est-ce qu'on peut faire?

Et mon Tendre de répondre : j'en sais rien, pas grand chose je pense, mais moi j'ai envie de faire de la musique avec lui.

Et ils ont monté leur projet.

 

Tout est bien, alors pourquoi cette colère ?

Parce que après des années de galères pour O. elle a eu un titre de séjour, puis un emploi qui lui plait, donc un salaire et des vacances, la nationalité leur aurait permit de rentrer tous les trois (avec leur fille, née ici) sous une identité nouvelle et donc sûre pour lui, pour présenter la petite et prendre des nouvelles de ceux restés au pays et qui vont vieillissant.

Mais cette nationalité leur à été refusée car autre crime gravissime : il a aidé au séjour irrégulier de sa femme! On ne saurait être français et se comporter si mal !

 

Alors cet été, tant pis, ils ont décidé qu'O. irait seule. La petite ne pouvant pas être sur son passeport, parce que lui doit en faire la demande au consulat, mais son statut lui interdit d'aller au consulat, elle n'est pas allée faire de bisous à sa grand-mère.

O. devait rentrer aujourd'hui, mais elle est retenue là bas, on ne sait pas pourquoi, il faut qu'elle refasse son passeport, alors qu'avec son titre de séjour elle ne devrait pas en avoir besoin. Ça devrait s'arranger, mais il semblerait que même après toute ces années, "on" n'ai toujours pas pardonné à son mari de faire cette musique là, ou d'avoir ces idées ci.

 

Alors que faire ? Rien probablement.

 

A part écouter les chants d'éxils et ne jamais renoncer à être soi.

 

 

Alors que j'ai passé de si beaux moments ce week end, avec des gens plus que charmants, et que demain arrive un ami cher et pas vu depuis des années.

J'ai les boules, j'en pleurerai, ils peuvent pas lui foutre la paix non?

 

 

 


 

"Dans le Silence" film de fin détudes de Ü.

(ceci est la bande annonce si ça vous plait on le trouve le ternet en 3 parties)

 

ajout du 25 juillet

Tout va bien : O. est rentrée au bercail avant hier ! la gros nuage noir n'a fait que passer, pffuitt...On est bien content de savoir la petite famille réunie.


Bel été à eux, et à vous aussi !

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 07:14

 

 

peut-être quand même,

le temps de quelques mises au point.

 

Mais pas une vraie pause, parce que pas de vraies vacances, peut-être arriverons nous à partir 4 ou 5 jours début aout, mais le mémoire à écrire, les exams à repasser en septembre...

 

Moi je voudrais un été futile, léger, parfumé à la crème solaire et à la mauresque, faire la tournée des copains... mais l'été qui vient s'annonce studieux et un peu lourd, et pout tout dire ça me colle un peu le bourdon...

 

alors je viendrais chigner ici, que bouhouhou c'est pas juuuuste, tout le monde est en vacances sauf moiii !!

 

Pourtant j'ai longtemps aimé travailler l'été, ce petit décalage la rocade vide et la fraicheur du matin, les soirées animées parce que les vacanciers sont là...

 

hauts les coeurs !!

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 17:12

J'ai 9 ans.

 

Mon chanteur préféré c'est Renaud, j'aime l'écouter très fort dans ma chambre avec la fenêtre ouverte pour embêter la voisine qui me réveille avec sa télé de vielle le dimanche matin.

Je ne sais plus si il y avait une occasion particulière, mais mon père m'avait offert d'aller le voir en concert, à la grande ville. Je me revois sauter de joie sur mon lit, hurler dans ma chambre : je vais voir un concert, un vrai, à la ville, Renaud en plus !!!! WOUAIIIIHHH !!! je cache les billets dans ma chambre pour ne pas les perdre. Et j'attends le jour J avec impatience.

Ce jour arrive et nous partons tous les trois : mon père, Michel qui vit chez nous en ce moment et qui joue le rôle de grand frère à la perfection, et moi.

 

Je revois la place du palais des sports, ce monde, ces "jeunes" il y en a si peu de " comme ça" dans la vallée, oulala. On rentre, tout le monde fume j'aimerai bien essayer, mais faut pas le dire.

Holala ce monde.... on est un peu au fond et je ne vois rien, je suis trop petite. Mon père tape sur l'épaule du grand devant nous : "vous pouvez laisser passer la petite?" le grand gaillard me laisse passer et tape sur l'épaule du gars devant lui... qui lui même...et j'arrive devant les barrières. J'ai perdu Michel et papa, mais je m'en fout ! ici c'est nickel! Il ya un grand arbre sur la scène, c'est beau. Et pour moi le spectacle est autant dans le public que sur la scène, touts ces grands aux allures de "mauvais genre", je suis aux anges. Mais bon il y a quand même beaucoup de monde et ça pousse pas mal, un fille vient de s'évanouir les pompiers viennent la chercher, là il y en a une qui pleure : Renauuuud !! Comme ça pousse vraiment pas mal, un grand baraqué me soulève, me colle les deux pieds sur le bas de la barrière, avec l'assentiment du mec de la sécu, et se cale bras les autour de moi, accrochée à la barrière, avec ce rempart derrière moi rien ne peux plus m'arriver... et je me régale du concert, je chante : fatigué, fatigué...et " Madame Tatcher", quel pied !! Là ça pourrait durer toujours...

 

A la fin du concert, je laisse la salle se vider et je reste près des barrières, là je suis visible, mon père pourra me trouver, les grand autour de moi restent un peu, ça les inquiète un brin cette gamine toute seule... mon père et Michel arrivent, remercient chaleureusement les jeunes, et voila, c'est fini, dans une heure je serai dans mon lit, des étoiles pleins mes rêves.



 
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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 17:18

J'ai 8 ans.

Nous venons de déménager, le village de la petite maison est à quelques kilomètres, dans une autre vallée. Dans le nouveau village il y a une école. Classe unique, peut-être 25 élèves. Mes parents ont décidé de devenir paysans et c'est ici qu'ils ont trouvé des terres. Un des paysan de la vallée, bien que du cru et fils de paysan lui même est extrêmement accueillant, content que "des jeunes" s'installent. Sa femme est la maîtresse de mon école justement.

Quelques semaines après la rentrée des classes, mes parents invitent cette famille au nom presque comme le notre, ils ont trois enfants. La petite dernière est un peu petite mais l'aînée et la benjamine ont quasi le même âge que moi.

A ce premier repas des deux familles, il nous a fallu un quart d'heure pour nouer une amitié à trois qui ne nous a pas laissé un mercredi de repit pendant quelques années.

Le moindre prétexte était bon pour dormir les uns chez les autres, et puis avec la maîtresse qui est leur maman, c'était très pratique, il suffisait de monter dans la voiture, et hop!

S. devient mon petit amoureux, nous prenons l'affaire très au sérieux. C'est nous aussi qui inventons les jeux de la cour de récré, S. définit le scénario et moi je distribue les rôles, nous jouons au cinéma, la guerre des étoiles. Et le mercredi c'est la chasse aux signes : le calvaire du hameau sonne creux et il y a d'étranges inscriptions dans la grange de mamie annette...sûrement des extra-terrestres....

 

Je me souviens de cette première soirée, de la rencontre.


Je réalise que je me rappelle souvent de "ma première fois" avec les gens les gens que j'aime, je revois les lieux, l'ambiance et parfois les dialogues...

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 17:31

Puisque je reviens de la cousinade, je vais piocher un souvenir d'avec ses cousins là.

 

Je dois avoir dix ans, pour nouvel an, la famille de maman vient à la maison.

C'est extrêmement rare que nous soyons réunis, songez que certains des cousins avec qui j'étais ce week-end je ne les avait vu que trois ou quatre fois dans ma vie, comme il n'y a plus de grands-parents depuis presque toujours, ce n'est que l'envie qui nous réunit à chaque fois, pas le devoir.


Donc cette année là, les frères et soeurs avaient eu envie de se retrouver, et les marmots suivaient.


Tout le monde ne pouvait pas dormir dans la maison, mais dans notre village on vient de construire une nouvelle mairie juste à côté de chez nous, alors les enfants y dorment sur des matelas, tout habillés parce qu'il n'y a pas de chauffage, mais qu'est-ce qu'on rigole!!

Le soir, un des tonton foufou nous entraîne, nous les gamins, dans la cave,  pour les réunions du club des rascasses, je n'ai aucun souvenir de l'objet de ce club, si ce n'est que nous hurlions de rire et que nous partions en pleine nuit dans les collines en poussant des grand cris pour accomplir nos missions hyper secrètes.


Je me souviens de l'air de fête qui régnait ces quelques jours dans la maison, que les grands buvait du Cérons et que nous avions joué une scène d'une pièce de théâtre dans laquelle je jouait avec mes parents...

 

Oui bon pour le coup du un billet par jour... je suis pas sure de m'y tenir..

Mais aller chercher ces bons moments dans ma mémoire me fait un bien fou alors je vais continuer un peu..

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 18:18

En vacance je rejoins mes cousins chez papi et mamie.

Ils sont épiciers dans la région charentaise.

Papi est un commerçant de gauche, il en est très fier.

Garçon de ferme à ses débuts il est aussi très fier d'avoir épousé la fille de la patronne de sa mère.

C'est le couple type des trente glorieuses, ils dévorent la vie, bossent comme des fous et font la fête pareil.

Pour eux aussi c'est la fête d'avoir les trois petits enfants en vacances, nous jouons dans les rayons de l'épicerie avec une préférence pour celui des bonbons.

Nous faisons des cabanes dans la réserve, dont les murs sont des paquets de couches.

Des fois j'aide mamie à la caisse, je suis très fière.

Le soir nous rentrons dans leur appartement, ils l'ont eu par réquisition, après la guerre.

Mes cousins montent dans la voiture de mamie et moi dans le camion avec papi. Et c'est la course! Le premier arrivé ! Un jour papi à même "gratté" mamie en prenant un rond point à l'envers !! houlala...

Après le repas je descendais avec lui dans son bureau "faire la caisse". Des petits tas de dix pièces de un, de deux etc..

Le week-end on allais dans leur maison, un ancien moulin retapé tous les fins de semaines avec les copains pendant un bonne dizaine d'années, on faisait le jardin, ou papi nous emmenait voir les copains au bistrot on y mangeait du préfou, et papi se faisait allumer au retour parce qu'il était un peu paf.

C'était la fête.

Encore aujourd'hui, même si on fait plus des courses de voitures... c'est toujours un peu la fête chez papi et mamie.

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 15:54

Deux blastocystes dans le tiroir depuis mardi matin, hier donc, et un résultat pour dans 15 jours.

 

Quinze jours qu'il va falloir passer jours après jours, et des fois minutes après minutes.

 

J'ai envie de me livrer à un petit jeu : trouver et essayer de raconter 15 bons souvenirs d'enfance, je veux dire de la mienne.

Parce que la machine à rêves est lancée à plein et que je me vois déjà avoir rencard en ville avec un grand garçon ou une grande fille qui aurait le teint frais et des rêves pleins les yeux, ou au bord de la rivière avec des ronflements de nourrisson dans les oreilles...


Donc pour ne pas me laisser envahir par ces rêves-là qui ne servent à rien, je peux trouver au moins 15 bons souvenirs de mon enfance.

J'ai toujours cru que je n'avais pas de souvenir d'enfance, que je ne me souvenais de rien, peut-être parce qu'à l'injonction qui m'avait été faite d'oublier un événement traumatisant j'avais répondu avec trop de zèle, et jeté le bébé avec l'eau du bain, si je puis dire.


Mais ce n'est pas possible que je n'en trouve pas au moins 15 et des bons, les mauvais seront interdits de séjours

 

Je dois avoir cinq ans, nous habitons, mes parents, mon frère, Frédé et moi dans "la petite maison".

La petite maison est plus bas dans la rue par rapport à "la grande maison".

Dans la grande maison, il n'y a plus personne, mais c'est là que nous y avons fait nos premiers pas Frédé, moi et d'autres enfants, nous y vivions en communauté. A la naissance de mon petit frère nous avons quitté cette communauté et la "grande maison" pour cette bicoque en bas du village. Bicoque n'est pas une image, il n'y a ni douche ni toilette et un petit poêle à bois dans la pièce du bas.

 

Dans cette petite maison, j'avais une chambre qui donnait sur une placette où, aux beaux jours, ma mère mettait l'eau dans des bassines au soleil pour nous laver. La fenêtre qui donne sur cette place possède un large rebord, je pouvais très largement m'y installer.

 

Je me souviens avec une grande précision avoir souvent attendu le lever du jour, assise entre le rideau et la vitre, les levers de soleil et les premiers passants. Il y avait encore des étables dans les villages et je voyais renter chez elle après la traite, la femme chez qui nous allions chercher le lait. C'était le signal, je pouvais descendre et aller chez ces gens dont j'ai complètement oublié le nom, mais je n'ai pas oublié que j'y allais souvent pieds nu et en chemise de nuit, quand tout le monde dormait chez moi, me faire offrir un bol de lait.

C'est un très bon souvenir, de liberté et de douceur aussi.

 

la-p-tite-maison002.jpgles enfants de la "petite maison" Frédé, le blondinnet et moi la brunette, le bidou dans son transat. Je n'ai que très peu de photos de moi petite, c'est une de mes grand-tante, quand elle est rentrée en maison de retraite qui m'a donné deux albums avec marqué Marie dessus, aujourd'hui je lui suis infiniment reconnaissante. Un jour je raconterai peut-être qui est ce Frédé qui n'est pas mon frère.

 

 

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 12:14

holala comme le temps passe ma brave dame ....

ce blog à un an et un jour, je viens de m'en rendre compte...

je n'ai même pas de cadeau pour lui, le pôvre !

 

 

bon un an blogounet !

 

 

Mille mercis à ceux, celles qui m'accompagnent, m'encouragent, à ceux qui ne disent rien (mais vous êtes qui en vrai?) mais qui passent chaque jours voir si il y a de la lumière...

 

 

 

ps: le billet précédent n'a pas disparu, il est rangé hors de ma vue.

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 20:08

Répondu à une offre d'emploi pour ZE job que j'ai toujours plus ou moins voulu faire, en plus les bureaux sont à 10 minutes en vélo de la maison, un de mes maîtres de stage va appuyer ma candidature.

 

Il dit que ce serait peut-être dommage que je me fasse embaucher là bas, parce que s'ils arrivent à trouver un financement, ils m'embaucheraient bien eux.

 

Un remplacement pour une série de concerts pour mon amoureux et ça pouvait pas mieux tomber en ce trop calme printemps.

 

Les dates des tournées sont impeccablement réparties autour des dates stratégiques de la FIV.

 

De belles invitation dans ma boite mail pour des  fêtes à venir.

 

Une cousinade attendue depuis plusieurs années qui va se faire, finalement.

 

 

 

 

En sourdine, le sentiment qu'on ne prête qu'aux riches, je veux dire plus ça va bien et plus ça va bien, je sais que ça marche aussi parfaitement dans l'autre sens, alors je vais essayer de rester modeste, mais ici je peux le dire, je suis quand même vachement contente, et en plus je suis contente d'être contente, et... enfin bref, c'est chouet la vie!

 

 

 

 

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 18:11

C'était notre deuxième rencontre. 

La première fois nous nous étions observés, certains c'étaient lancé, d'autres sont restés présent en silence. La vérité simple des relations qui démarraient m'avait saisie, et des émotions ont débordées, elles ont été accueillies avec douceur et respect.

C'est ma première participation à un groupe de rencontre, le monsieur qui m'avait accompagné pendant les moments où la mer était trop forte m'en avait parlé, et j'avais continué à recevoir  les mails m'informant du démarrage de l'un ou l'autre groupe. Je me disais un jour, pourquoi pas.

 

Le dernier tombait vraiment bien. Fini l'école, le stage me laisse les soirées et mes week-end, c'est à quelques pas de chez moi. Alors j'ai dit oui. Je viendrais.

 

Je ne participe plus à rien de collectif,  ni de gratuit. J'ai fui les réunions politiques ou associatives où le débat tourne aux phrases acerbes, où l'affrontement est la finalité, contre le camp adverse, ou contre ceux qui dans notre camp n'épousent pas complètement la cause.

 

Je ne veux plus combattre. Je veux marcher.

 

Alors ce groupe de rencontre je le veux comme un chemin, un chemin vers ce grand pays, les autres.

 

petit retour en arrière :

Enfant de neo ruraux, post soixant-huitard version militants (par opposition à  la version pétard mouillé, les deux se côtoient mais ne se mélangent pas vraiment). Travailleuse dans la bouffe bio ensuite j'en ai côtoyé pas mal qui me disaient :" houai tu vois, la révolution il faut d'abord la faire à l'intérieur de toi même j'veux dire,tu vois? " ou encore : " il ne faut pas lutter contre mais lutter avec ou pour  parce que  l'énergie que tu donne va à ce contre quoi tu lutte (ou avec donc),  je pensais:  cause toujours et passe le pet', moi je suis au combat , le vrai celui qu'on gagne avec les poings s'il le faut.

 

voix off

"le fait d'avoir été méchamment bastonnée par des vraiment méchants n'est sûrement pas étranger à une certaine agressivité" me soufflait-on dans l'oreillette... cause toujours et passe le pet'

 

Puis j'ai traversé la mer, houleuse et où il y a de l'orage, heureusement grâce à de solides matelots mon embarquation n'a pas subie de graves avaries, par contre plus moyen de remettre la main sur mon agressivité, même ma combativité dont j'étais si fière avait disparue. Ha !

 

J'étais bien en peine lors de ces rassemblement de militants à trouver de si graves défaut à ces adversaires, ou lors des soirées entre amis où la discussion politique tourne au pugilat, où le persiflage tient lieu d'intelligence. J'ai dis "je ne veux plus m'engueuler". Alors forcement on savait plus quoi se dire.

 

En perdant la combativité j'avais perdu les combatants, je dois avouer que je me suis sentie seule. Mais vraiment , je ne veux plus, je ne peux plus m'engueler.

 

Alors au groupe de rencontre une fois par mois, j'apprends les autres.

 

 

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  • : Une impatience
  • Une impatience
  • : Impatience : (n. f.) Manque de patience; sentiment d'inquiétude ou d'irritation que l'on éprouve, soit dans la souffrance d'un mal, soit dans l'attente de quelque bien.
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