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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 22:12

C'est la rentrée donc.

La fin des vacances, les hirondelles sur les fils électriques et les feuilles des platanes de ma rue en tas aux pieds des arbres... voila voila.

 

Bon faut dire, le retour déjà j'aurai dû me méfier.

La maison "visitée", -rien de grave, mais bon merde quoi, ils ont pas fait le ménage en partant, ni laissé un mot de remerciement, ni même refermé correctement la porte-.

Une camionnette en panne  à minuit quand il faut aller chercher un frigo loué sur un site de festival ( le même soir hein, c'est plus drôle).

 

Bref, on aurait mieux fait de rester à L'île de Ré ou chez mamie, ou même à Paris chez le copain dans son appart tout neuf à montmartre.

 

Les vacances c'était super, 10 jours vraiment bien, la bonne coupure.

Mais alors le retour, putain, c'était il y a dix jours et j'ai encore pas digéré.


En plus : des bébés et des annonces de grossesses comme s'il en pleuvait !

De la super  amie chérie, qu'elle à bien le droit parce que -elle sait pourquoi-  (des jumeaux nés il y a dix jours bienvenue à eux), à la bonne copine instable qui change de mec tous les 4 ans qui est en dépression depuis 10 ans que je la connais et qui m'annonce ça en me disant que holala ça a été très dur, au début, parce que "tu comprends, je pensais pas que ça vienne si vite, alors j'ai fais une dépression" ( véridique, ok chacun sa réalité donc), puis l'autre amie chérie, ma témoine de mariage que j'en pleure de rage d'avoir réagis comme une grosse jalouse hypocrite à applaudir quand je ne pensais qu'a ma peine, infoutue de partager sa joie. Je me suis détestée, quand nous lui avions annoncé notre envie de grosse fête et de bague au doigt, elle avait pleuré de joie en se jetant dans mes bras, et moi à l'annonce de son bébé à venir, j'ai plongé le nez dans  mon assiette en applaudissant. Je hais la stérilité, c'est une salope,  je n'étais pas aigre comme ça AVANT.

 

Mais la vie, ma vie, qui reprend avec la rentrée et c'est bon. Un mariage pour lequel j'ai cuisiné, et un coup de fil reçu le lendemain, pour dire merci, comment j'avais participé à rendre cette journée facile et conviviale, la bouffe c'est vraiment un bon vecteur pour faire passer plein d'amour en douce.

Et puis ce projet d'un ami à qui j'ai donné une journée. c'était bon.


Et bientôt LA rentrée, la vraie, à l'école avec mon cartable, ce sera le 13 septembre, d'ici là je dois me remettre à bûcher si je ne veux pas trop être perdue. Il suffit que je m'y mette...

Et puis l'autre rentrée, celle du retour sur le chemin de la clinique pour bientôt, le cycle qui vient ou celui d'après...

 

Mais déjà, je me suis remise à ce bureau.... pour écrire ici.

Merci aux quelques uns (unes) qui passent par ici voir si il y a de la lumière, ça m'a bien aidé à rallumer.

 

C'est reparti quoi. Youhou!

 

DSCN0323.JPG

Les jeunes mariés à l'avenir radieux...

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 20:58

 

 

En ce moment, une amitié est entrain de m’échapper, je sens bien qu’elle me glisse des mains, j’en suis désolée mais je ne trouve pas le moyen de refermer les poings.

J’essaye, mais je m’engueule, je me vexe, je suis blessée.

Et je me trouve honteusement comptable de toutes mes indulgences passées, comme si, mesquinement, je les avais collectionnées pour pouvoir les ressortir maintenant.

Les discussions vives d’autrefois se terminaient sur des au revoirs chaleureux. Mais de petites phrases en petites phrases, ce qui n’était rien devient grave, ou alors cela finit par toucher là ou ça fait mal.

Puis : paf, une parole blessante, une réaction trop vive, une contre réaction disproportionnée et je me retrouve sans plaisir.

Je dis : j’en ai marre, la coupe est pleine.

Je me sens coupable car c’est un quatuor que je disperse en rompant le duo. Amis de couple et couple d’amis.

Mais j’en ai marre, ce qui était une vanne pas méchante, répétée pendant 10 ans est devenue une insulte dans mes oreilles.

 

Peut-être que je ne l’ai (les ai) pas aimé(s) comme il faut, pas assez bien, pas suffisamment, mais aujourd'hui les efforts me coûtent. Peut-être avons-nous besoin d’air et dans quelques temps nous reprendrons nos discussions enflammées.

Quelques temps.




Comme j'ai eu la chance d'entendre et de voir le Monsieur en vrai pas plus tard que Samedi dernier (et je n'en suis pas peu fière et puis c'était magnifique, merci Paco) je  vous mets cette chanson, elle raconte bien mon idéal de l'amitié.

Uen version avec sa voix vieillie, celle que j'ai entendue et qui m'a émue presque autant que quand j'ai découvert cette chanson il y a une quinzaine d'années...

 

Je suis infoutue de vous faire une traduction correcte, mais si quelqu'un veut se lancer....

 

Tú no puedes volver atrás
porque la vida ya te empuja
como un aullido interminable.


Hija mía es mejor vivir
con la alegría de los hombres
que llorar ante el muro ciego.


Te sentirás acorralada
te sentirás perdida o sola
tal vez querrás no haber nacido.


Yo sé muy bien que te dirán
que la vida no tiene objeto
que es un asunto desgraciado.


Entonces siempre acuérdate
de lo que un día yo escribí
pensando en ti como ahora pienso.


La vida es bella, ya verás
como a pesar de los pesares
tendrás amigos, tendrás amor.


Un hombre solo, una mujer
así tomados, de uno en uno
son como polvo, no son nada.


Pero yo cuando te hablo a ti
cuando te escribo estas palabras
pienso también en otra gente.


Tu destino está en los demás

tu futuro es tu propia vida
tu dignidad es la de todos.


Otros esperan que resistas
que les ayude tu alegría
tu canción entre sus canciones.


Entonces siempre acuérdate
de lo que un día yo escribí
pensando en ti
como ahora pienso.


Nunca te entregues ni te apartes
junto al camino, nunca digas
no puedo más y aquí me quedo.


La vida es bella, tú verás
como a pesar de los pesares
tendrás amor, tendrás amigos.


Por lo demás no hay elección
y este mundo tal como es
será todo tu patrimonio.


Perdóname no sé decirte
nada más pero tú comprende
que yo aún estoy en el camino.


Y siempre siempre acuérdate
de lo que un día yo escribí
pensando en ti como ahora pienso.

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 21:30


 

Dans ma ville en ce moment c’est le Marathon des mots. Je n’avais encore jamais eu l’occasion d’assister à un événement de ce festival.

 

J’avais fini de mettre en terre les fleurs que les voisins de l’impasse nous ont offert quand on a décidé de leurs payer un coup à boire pour faire connaissance.

Il faisait beau, je pianote, le programme du festival, hop hop, à un horaire qui m’allait bien un comédien que je connaissais lisait André Brink.


Je me suis rendue en milieu d’après midi dans cette bibliothèque de quartier.


A l’entrée je suis tout de suite tombée sur ce comédien que je connais, nous discutons, il m’explique que depuis que la nouvelle municipalité est en place, des efforts ont été fait pour rendre cette manifestation plus « ancrée dans son territoire » comme on dit en langage de politique culturelle.

Qu’il y a moins de stars dans les lecteurs, que c’est plus centré sur les auteurs, les textes. D’ailleurs cet après-midi, ce sont les participants du club lecture de cette bibliothèque qui ont travaillé avec le comédien sur les textes de Brink, ont choisi les passages et vont nous en faire la lecture. Je suis enthousiaste.

 

Je me dis que j’ai bien fait de venir.

 

Les lecteurs se succèdent, dehors il fait chaud, je me demande si les arbres que je regarde au travers des baies vitrées et dont les branches se balancent sous le soleil poussent aussi en Afrique Du Sud. Nous traversons tous ensemble une partie de l’œuvre du monsieur qui écoute, il semble attentif (et oui ! tête en l’air que je suis, je n’avais pas lu que c’était une rencontre avec l’auteur, je disais que j’avais bien fait de venir).

 Ensuite A. Brink s’est prêté au jeu des questions réponses avec chaleur et générosité. Bien sur je n’ai pas osé poser la moindre question. (J’aurai voulu savoir comment on « fabrique » un roman, comment on choisit les personnages, les lieux qui vont composer l’histoire).

 

Il a évoqué son impatience, comme il a trouvé long le temps avant d’obtenir de vraies élections, et comme il trouve aujourd’hui que les choses ne changent pas assez vite. De l’ambivalence entre l’espoir, l’optimisme et la désillusion face à ces nouveaux dirigeants qui ont tant promis et si peu tenu, des mentalités qui évoluent si lentement…

 J’ai été prise par l’émotion en l’entendant évoquer Mandela et Tutu avec amour, replongée dans mes premiers éveils politiques d’adolescente. Mandela quoi ! Brink ! Là ! Devant moi !

 

C’était un fort beau moment.

 

Le comédien (homme reconnu sur la place toulousaine, j’admire son travail et apprécie l’homme charmant qu’il est)  se dit surpris que je sois venue si loin du centre ville alors que ce n’est même pas mon quartier et me suggère d’aller quand même voir aussi des choses en centre-ville…

 

Un peu surprise par le « quand même »,  je me suis quand même rendue jusqu'à la scène nationale, Philippe Djian y lisait des extraits de ses bouquins. J’avais bien aimé Sotos, mais du bonhomme je ne connaissais rien d’autre.

 

Et bien quand même ! J’aurais du en rester à ma gentille bibli de quartier : un mec arrogant, ânonnai un texte qu’apparemment il n’avait pas lu depuis qu’il l’avait écrit, et quand même quand il a demandé à la salle combien de temps il devait encore nous tenir, je me suis levée, et je suis sortie, quand même faut pas exagérer, mais voir et entendre un mec qui visiblement se fait chier, c’est pénible, même en centre ville.

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 13:06

Michel_ClairM_m.jpg

Putain il va finir par me réveiller complètement avec sa sono et ses appels micros…j’arrive… j’arrive…

Mais je voudrais rester encore un peu dans mon rêve, celui que je fais toujours, celui sans qui cette vie…pff.


Dans mon rêve la piste est une scène et les buveurs de bière sont sagement assis dans leur fauteuil, certains ont mis leur belle tenue pour venir me voir. Dans mon rêve le rideau ne s’est pas encore ouvert…les techniciens mettent la dernière main aux décors, l’orchestre s’accorde… Je suis dans ma loge, bien sur j’ai le trac.

Mais bientôt il va s’envoler comme moi à la première note de musique.

Dans mon rêve, c’est la première fois qu’un si vieux danseur tient le rôle de Siegfried, le rideau va s’ouvrir… puis ce serra à moi d’entrer en scène…

Ca y est le trac s’est envolé, la musique me porte, j’entends encore un peu les mesures que je compte dans ma tête…1, et 2, et 3, et…dernières traces du trac, bientôt il n’y aura plus rien que mes pas sur la scène, que la musique , que les gestes si beaux de mes partenaires…



J’arrive…j’arrive… 20 ans que je n’ai jamais raté un départ, c’est pourtant pas l’envie qui me manque. 20 ans que je rafle tous les prix, c’est un bon gagne pain malgré tout, j’aurai pu trouver pire…

Pendant le rodéo, au moment où ça secoue le plus, je rêve que je danse, je suis un danseur étoile, écoutez Tchaïkovski… c’est beau non ? C’est peut-être pour ça que je gagne toujours, c’est peut-être ça « le truc » que tout le monde veut savoir, journalistes et concurrents.

S’ils savaient que si je tiens le plus longtemps sur ces canassons qui puent c’est parce que je danse !

 

Ceci est ma participation au Dyptique 5.4 d'Akynou.

La photo est de Michel Clair

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 09:23

"Dans mon jardinvague, il n’y a rien de tout cela : la terre est basse et l’herbe pousse à une vitesse folle. Et puis, je vais vous dire un secret : je crois bien que je n’aime pas jardiner ! C’est fatigant et pas aussi drôle que dans mes souvenirs d’enfant.

Ce que j’aime surtout, c’est m’amuser dans mon jardin, me coucher dans l’herbe, regarder les coquelicots et les boutons d’or pousser dans les herbes hautes et m’imaginer des histoires le nez au ras des taupinières.

Vues de là, Nini et Minette sont de gros félins et nous sommes des aventurières dans la jungle.

Au jardin, je ne suis plus du tout sûre d’être devenue une adulte."

lacCeci est ma toute première participation aux dyptiques  d'Akynou qui m'ont si longtemps fait réver.

Il fallait illustrer un texte de Samantdi

Cette photo à été prise dans les pyrénnées Ariègeoises, au bord d'un lac après la sieste....

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  • : Une impatience
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  • : Impatience : (n. f.) Manque de patience; sentiment d'inquiétude ou d'irritation que l'on éprouve, soit dans la souffrance d'un mal, soit dans l'attente de quelque bien.
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