Impatience : (n. f.) Manque de patience; sentiment d'inquiétude ou d'irritation que l'on éprouve, soit dans la souffrance d'un mal, soit dans l'attente de quelque bien.
Youpi tralala, je retourne à l'école.
Ma candidature a été acceptée en Master2.
Après avoir été refusée une première fois l'année dernière au motif que le recrutement se faisait après un Master 1 de biologie et que moi je n'avais jamais fait de sciences. "Vous n'avez même pas un bac S" m'avait dit le responsable du Master.
Et moi, un peu (beaucoup) naïvement, j'avais répondu : si ce n'est que ça, je vais en faire des sciences. Je me suis inscrite en cours du soir au CNAM, puis en cours à distance : physiologie animale, biochimie structurale, écologie, microbiologie, et Algorithmique...
J'ai transpiré du neurone, et pas qu'un peu. Au début j'avais l'impression que je pouvais entendre les rouages de mon cerveau grincer sous l'effort. Les premiers cours me mettaient dans un état de panique totale, je ne comprenais RIEN, comme si on m'avait parlé une langue étrangère...
Puis j'ai défriché pieds à pieds, et j'ai aimé ça, j'avais l'impression de découvrir de nouveaux territoires, moi qui n'ouvrait que des romans ou des livres de poésies, je me suis mise à rêver devant des schémas, et même devant certains graphique. Quelle aventure cela a été pour moi, j'étais fascinée.
Je suis soulagée d'avoir été acceptée, d'abords parce que il y a longtemps que je n'avais pas eu un résultat positif. Licenciement bien crade, entreprise qui patine, enfants qui ne viennent pas... je me disait que si ce coups ci la roue ne tournait pas j'allais avoir vraiment du mal à rebondir, mon élasticité commençait à fatiguer.
Alors cette admission je le prends comme le début d'une nouvelle vie, j'ai quinze ans tout est possible, et j'ai trente trois ans en même temps et un peu d'expérience, je ne ferais plus les mêmes erreurs (j'en inventerais d'autres c'est sur
)
Et puis même si j'aime toujours la cuisine et l'idée de régaler des gens, j'étais fatiguée de ce métier, pénible physiquement, pas d'horaires, et des confrères machos bourrins qui vous répètent soixante douze fois la même blague salace, fatiguant. Donc je suis ravie d'aller voir ailleurs si j'y suis.
L'été va être studieux car j'ai bien compris en bûchant toute cette année à quel point je n'avais jamais fait de sciences et si je veux suivre je dois encore défricher les statistiques, la biochimie alimentaire, la toxicologie... mais j'ai hâte d'y être.
Et puis si ça se remet à marcher peut-être que d'autres trucs qui vont s'y mettre....on sait jamais...